Lettre Ouverte : Pour la Paix et la Souveraineté de la Caraïbe

À l’attention de la Communauté Internationale, du Gouvernement Français et des Citoyens de la Caraïbe.

En ce jour du 3 janvier 2026, l’histoire de notre région bascule dans une incertitude périlleuse. L’intervention militaire brutale des États-Unis sur le sol vénézuélien, baptisée « Operation Absolute Resolve », et la capture du président Nicolás Maduro constituent une violation flagrante du droit international et de la souveraineté des peuples.

En tant que citoyens et observateurs de la Caraïbe, nous ne pouvons rester silencieux face à ce qui s’apparente à un retour de la « diplomatie de la canonnière ».

L’exfiltration forcée d’un chef d’État en exercice, quelles que soient les critiques portées sur sa gouvernance, crée un précédent désastreux pour la stabilité mondiale. Cet acte unilatéral balaie les principes de la Charte des Nations Unies. La paix ne peut être imposée par des frappes aériennes et des enlèvements ; elle doit naître du dialogue et de la médiation régionale. Il s’agit-là à mon humble avis, d’un déni de souveraineté et d’un dangereux précédent.

Pour nous, Martiniquais, Guadeloupéens, et pour l’ensemble du bassin caribéen, cette déstabilisation n’est pas qu’un sujet de géopolitique lointaine. Elle est une menace directe avec des risques économiques et sociaux majeurs.

Je dénombre quelques-unes qui nous impacteront directement et que je souhaite porter à votre attention :

Choc énergétique : Le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole au monde. L’embrasement de la région et le contrôle militaire des infrastructures pétrolières risquent de provoquer une envolée immédiate des prix du carburant et du gaz, frappant de plein fouet le pouvoir d’achat des familles martiniquaises déjà fragilisées.

Insécurité régionale : La transformation du Venezuela en zone de conflit ouvert menace la sécurité de nos routes maritimes et aériennes.

Crise migratoire : Une guerre civile ou une occupation prolongée aggravera inévitablement l’exode des populations, créant une pression humanitaire sans précédent sur les îles voisines, dont la nôtre, qui ne sont pas préparées à une telle crise.

En tant que citoyen responsable, c’est avec la gravité du moment et solennellement que je demande :

Au Gouvernement Français de condamner avec la plus grande fermeté cette intervention unilatérale et d’exiger le respect de l’intégrité physique du président capturé ainsi que celle de son épouse. La France doit porter une voix de paix et de médiation au sein de l’Union Européenne et du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Je demande aux instances régionales (CARICOM, OECO) de se mobiliser pour protéger la Caraïbe en tant que « Zone de Paix » et de refuser toute utilisation des territoires caribéens comme bases arrière pour des opérations militaires.

J’en appelle à la solidarité citoyenne afinde rester vigilants face aux conséquences sociales et économiques que cette crise va engendrer dans nos territoires.

La Caraïbe ne doit pas être le terrain de jeu des puissances impérialistes. Notre avenir dépend de la stabilité et de la fraternité entre les peuples de notre région, et non de la force des armes.

Fait en Martinique, le 3 janvier 2026.
VALCIN Kamal – citoyen engagé – fondateur du parti UTILES Martinique